Morocco FX Analytics · Commerce extérieur
Demande de devises (importations) face aux apports (exportations). Le déséquilibre commercial est le premier facteur de pression structurelle sur le dirham.
Déficit commercial
Taux de couverture
Office des Changes — IMEE · base douanier · cumul à fin Mai 2026.
Évolution annuelle · milliards MAD
Déficit en barres · couverture (exports/imports) en ligne
Teinte pleine = flux avec règlement (génère une demande de devises) · teinte claire = flux sans paiement (admission temporaire, neutre pour le change)
Origine de la demande de devises · milliards MAD
L'Office des Changes révise rétroactivement ses ventilations sectorielles d'une publication à l'autre (toutes catégories, pas seulement automobile/aéronautique comme le signale la communication officielle). Chaque publication est cohérente avec elle-même : sa colonne N-1 est révisée en conséquence. Pratique statistique courante, à garder en tête en comparant deux publications.
Quelle part du déficit commercial est imputable au poste énergie ? Formule : |solde énergie| ÷ |déficit total|. Un ratio élevé signifie que le déficit se concentre sur l'énergie.
Le périmètre « Énergie & minéraux » (classification OC) inclut les combustibles (~ 90 % du poste) et une part résiduelle de minéraux. Le poids varie avec les prix mondiaux (choc 2022) et les volumes — un pic une année de crise pétrolière ne signifie pas une dépendance structurelle accrue. Années marquées * = provisoires. Source : Office des Changes (soldes sectoriels annuels, MAD).
Quels secteurs creusent le déficit, lesquels le compensent ? Chaque barre = solde du secteur (exports − imports). La somme de toutes les barres égale le déficit total.
La structure reflète prix et volumes — un secteur dominant une année de choc (ex. énergie en 2022) ne signifie pas une dépendance structurelle accrue si les volumes n'ont pas changé. Les secteurs excédentaires (barres vertes) réduisent le déficit ; leur part est comptée en négatif (ils le compensent). Source : Office des Changes (soldes sectoriels annuels, MAD).
Solde commercial par secteur = exports − imports (Office des Changes, MAD). Les 5 secteurs les plus petits sont regroupés en « Autres ». La structure reflète prix et volumes — une part dominante une année de choc ne signifie pas une dépendance structurelle accrue. Années marquées * = provisoires.
Le solde commercial du secteur énergie suit les cours mondiaux — un choc de prix creuse le déficit indépendamment des volumes importés.
L'excédent commercial du secteur chimie/pharma progresse avec le cours des phosphates — un cycle favorable amplifie la contribution nette.
Le déficit commercial du secteur alimentaire suit les cours mondiaux — une envolée des prix aggrave la facture d'importation.
Lecture prudente : les cours mondiaux sont mensuels (courbe bleue, dernier point visible sur le graphe) ; le solde commercial du secteur est annuel (courbe escalier, dernier point 2024 ou 2025). La zone récente où seul le cours apparaît est normale : le solde n'est pas encore publié pour cette période — aucune inférence prix→solde ne doit en être tirée. La co-évolution prix–solde suggère un effet prix, sans l'isoler des effets volume ni taux de change. Sources : World Bank Pink Sheet (cours, USD, mensuel) ; Office des Changes (soldes commerciaux sectoriels, MAD, annuel).