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Morocco FX Analytics · Compétitivité-prix

Compétitivité-prix du dirham

Le taux de change effectif réel (TCER) mesure la valeur du dirham corrigée de l'inflation, face à l'ensemble des partenaires commerciaux du Maroc. Un indicateur de compétitivité-prix à l'export.

Dernière donnée · juin 2026 Source · BRI — TCER

Compétitivité-prix du dirham à l'export

Taux de change effectif réel (TCER) et nominal du dirham · source BRI (Banque des règlements internationaux) · base 2020 = 100 · panier de 64 partenaires commerciaux · mensuel depuis 1994

Taux de change effectif : une moyenne du dirham face à l'ensemble de ses partenaires commerciaux, pondérée par le poids de chacun dans les échanges du Maroc. L'euro pèse lourd (l'Europe est le premier partenaire), le yen très peu — c'est une vision globale, pas le cours face à une seule devise.
Taux de change nominal : le taux brut, tel qu'affiché par les banques.
Taux de change réel : le nominal corrigé de l'inflation comparée. Si les prix montent moins vite au Maroc que chez ses partenaires, les produits marocains deviennent relativement moins chers, même sans mouvement du taux affiché.

Exemple concret (juin 2026). Le dirham est 16 % plus haut qu'en 2020 en nominal, mais 2.5 % plus bas en réel : l'inflation plus forte chez les partenaires a effacé l'appréciation nominale. C'est tout l'écart entre les deux courbes.

Lecture pratique. Quand l'indice réel baisse, les produits marocains gagnent en compétitivité-prix à l'export (favorable aux exportateurs). Quand il monte, ils en perdent. Attention au contresens : « le dirham se déprécie » sonne négatif, mais c'est favorable à la compétitivité export.
Les deux faces : un dirham faible aide les exportateurs, mais renchérit les importations (facture énergétique). Ce n'est pas univoquement « bon » ou « mauvais ».

L'écart entre les deux courbes matérialise l'effet de l'inflation comparée : plus il est large, plus l'inflation chez les partenaires « compense » l'appréciation nominale du dirham. La compétitivité-prix influence les exportations, donc le déficit commercial, donc la pression sur le dirham — c'est le chaînon entre change, inflation et balance commerciale. · 390 points mensuels · 1994-01 à 2026-06 · BRI (BIS), déflateur IPC, 64 économies.
⚠ Les 1 derniers mois de l'indice réel sont approximatifs (pointillé) : la BRI ne dispose de l'IPC marocain que jusqu'à mai 2026, et reconduit cette valeur pour les mois suivants (carry forward). Ces points seront révisés.

Comparaison internationale du TCER

TCER réel (BRI) · base {baseLabel} = 100 · 9 pays + Maroc · sous 100 = gain de compétitivité, au-dessus = perte

Qu'est-ce qu'une base ? L'indice vaut 100 à l'année de référence. Un pays à 95 a gagné 5 % de compétitivité-prix depuis cette date ; à 110, il en a perdu 10 %. On ne compare pas des niveaux absolus de compétitivité entre pays — le Maroc à 97 et la Turquie à 60 ne signifie pas que la Turquie est « moins chère ». Cela signifie seulement que la Turquie s'est plus dépréciée en réel depuis la date de base. On compare des trajectoires : un pays dont la courbe descend gagne en compétitivité-prix à l'export ; un pays dont la courbe monte en perd.

Pourquoi la BRI utilise 2020. C'est une convention institutionnelle : la même année de base pour les 64 économies, ce qui garantit la comparabilité des indices publiés. Mais 2020 est aussi l'année du Covid — effondrement du tourisme, chocs de change, inflation erratique. Comparer « depuis 2020 » peut donc refléter surtout la sortie de crise, pas une tendance de fond.

D'où le sélecteur de base. Changer de base = changer la question posée. 2020 (BRI) = indice officiel publié, qui a le mieux encaissé le Covid. 2015 = moyen terme hors choc. 2010 = tendance structurelle longue. Début de série = trajectoire depuis la 1re date commune à tous les pays affichés.
NB : seule la base 2020 correspond à l'indice officiel publié par la BRI. Les autres bases sont un recalcul maison à partir des mêmes données BRI.
Couverture BRI : 9 pays affichés. Non disponibles : Tunisie, Égypte (pas dans le panier BRI Broad). Source : BRI, même méthodologie pour tous les pays.

La compétitivité-prix relative du Maroc face à ses concurrents éclaire sa capacité à exporter, donc son déficit commercial, donc la pression sur le dirham. Dernière donnée commune : 2026-06. · BRI (BIS), déflateur IPC, 64 économies. Base 2020 = 100 (indice officiel BRI).
⚠ Maroc, Algérie : les 1 derniers mois sont approximatifs (pointillé) — la BRI reconduit le dernier IPC connu (carry forward). Ces points seront révisés.